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Dolores Prato, trad. de l'italien par Laurent Lombard,
Verdier, 826 p., 35€

baslaplacepratoLa vie et les pensées d'une jeune Italienne du début du siècle dans un petit village de la région des Marches. Abandonnée par sa mère, elle est élevée par un oncle prêtre et sa soeur qui ne s'intéresse que peu à l'enfant. Livrée à elle-même, elle observe et décrit ce qui l'entoure.
Un texte remarquable mais exigeant par le peu qui le constitue, les nombreuses descriptions d'objets et de personnes sur lesquelles l'auteur base sa réflexion.

Notice de l'éditeur : Bas la place y’a personne n’est pas un récit d’enfance comme les autres. Il s’ouvre sur cette phrase?: « Je suis née sous une petite table. » Dès lors le lecteur, saisi par la puissance et la singularité de cette prose légère et envoûtante, s’attache à cette petite fille abandonnée qui a trouvé là un refuge et une façon qui n’appartient qu’à elle d’appréhender le monde. Le lieu où l’on eut les premières alertes de la vie devient nous-mêmes, écrit Dolores Prato. Pour éviter les pièges de la mémoire, l’auteure décrit avec une précision scrupuleuse et une opiniâtreté généreuse la ville – il s’agit de Treja, dans les Marches –, les objets ou les personnages qui ont habité son enfance. Non seulement elle nous offre par-là de véritables tableaux d’un monde disparu (l’Italie rurale à la charnière du XIXe et du XXe siècle) qui n’ont rien à envier aux écrits des anthropologues, mais elle donne ainsi à la narration toute son incandescence et sa vérité sensible. Le temps perdu de Dolores Prato est tout à la fois intime et public, et s’il est retrouvé, c’est parce que le parti pris des choses est aussi celui des mots.

Pavel Melnikov-Petcherski, trad. du russe par Sylvie Luneau
Syrte, 1056 p., 25€

danslesforetsDans ce pavé écrit en 1866, l'on serpente le long de la Volga, dans la Russie du XIXe siècle. C'est une vaste fresque, qui décrit la vie et les moeurs des vieux-croyants de la Volga, presque une chanson de geste. Un vrai voyage dans et hors du temps qui nous permet de découvrir l'un des monuments de la littérature russe!

Notice de l'éditeur : Avec Dans les forêts, Melnikov-Petcherski décrit les mœurs des vieux-croyants riverains de la Volga au milieu du XIXe siècle. Il est allé lui-même aux sources, ses personnages sont peints d’après nature. L’abbesse Manefa et Flenouchka ont existé, et Patap Maximytch a pour prototype un millionnaire de Nijni-Novgorod, protecteur du raskol, schisme qui éclata au XVIIe siècle, sous Alexeï, père de Pierre le Grand. L’ouvrage est composé comme un poème épique, séparé en chants. L’action se déroule entre Noël et la Pentecôte, et l’auteur y décrit les travaux de printemps où les usages chrétiens et païens sont curieusement mêlés. Les personnages sont hauts en couleur : privilégiés du raskol, paysans richissimes qui tiennent entre leurs mains toute la navigation de la Volga, abbés, maîtres de maison diligents, mais aussi ascètes, jeûneurs, et tout le peuple des errants, des vagabonds, des pèlerins, « n’ayant pas de ville dans le présent, cherchant celle des Temps à venir ». Tous ces destins s’enchevêtrent et là-dessus vient se greffer un poème de l’abondance, un hymne à l’amour, à la nature, à la joie de vivre.

Bibhouti Bhoushan Banerjii, trad. de l'indien par France Bhattacharya
Zulma, 288 p., 22€

delaforetzulmaUn roman nature writing qui vous fera voyager au coeur de la jungle indienne. En grande partie autobiographique, on découvre l'Inde sauvage à travers les yeux d'un jeune homme de Calcutta envoyé en mission par son employeur dans le Bihar, une région reculée à la frontière avec l'Himalaya. Il raconte son quotidien, le choc des cultures et la beauté de la nature sauvage qui l'environne. Un très beau roman fluide avec une touche écologiste.

Notice de l'éditeur : Jeune diplômé désargenté, Satyacharan accepte un poste de régisseur aux confins du Bihar, dans le nord est de l’Inde. Quittant Calcutta, ce Bengali raffiné et mondain est bientôt fasciné par l’exubérance de la faune et de la flore et par la diversité des habitants de ce vaste domaine forestier. L’illustre roi des Santals garde ses vaches à l’ombre d’un banyan sacré, Yugalprasad embellit la jungle en y plantant de nouvelles espèces, Dhaturiya préfère danser sans manger plutôt que travailler aux champs… Satyacharan sait qu’il est le dernier témoin d’un formidable écosystème ; il doit pourtant en orchestrer la disparition. Son rapport au monde en sera à jamais bouleversé.

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