Simon Sebag Montefiore. Trad. de l'anglais
Calmann-Lévy, 721 pages, 30.20 €
La Grande Catherine, impératrice de toutes les Russies, est une femme connue pour sa fougue, son génie politique et son charme fascinant. Elle gouverne aux côtés de l'homme de sa vie, le prince Potemkine. Ce nobliau de province haut en couleurs, aussi fantasque que génial, s'impose d'année en année comme le
véritable corégent de cette autocrate implacable et brillante, et devient l'époux clandestin de l'impératrice et son plus fidèle ami, contribuant à faire de la Russie une grande puissance.
Dans ce livre tourbillonnant, écrit à partir d'archives inédites ou méconnues et s'appuyant largement sur la correspondance du couple, Simon Sebag Montefiore nous entraîne dans l'effervescence des fêtes de cour, des secrets de diplomates et des intrigues de palais. Il raconte enfin les amours licites et illicites entre les grands de l'entourage de Catherine II, et celles de l'impératrice elle-même, qui malgré ses nombreux favoris, ne cessa jamais d'aimer Potemkine.
Notice de l'éditeur
Bernard-Henri Levy
Grasset (Essais français) , 440 pages, 33.65 €
Qu'en est-il, au juste, du conflit - ou de la complicité - plus que millénaire entre peinture et philosophie ?
Sont-elles des rivales ou des alliées au regard de la vérité (ou des vérités...) dont elles se veulent les messagères ?
Et ce souci, qui reste l'horizon ultime des artistes et des penseurs, est-il de même nature ?
C'est pour répondre à ces questions - ou, mieux, pour les poser - que la Fondation Maeght a offert à Bernard-Henri Lévy la possibilité de réunir, tout au long de l'été et de l'automne 2013, une centaine d'oeuvres d'art, anciennes, modernes et contemporaines.
Ces oeuvres - avec lesquelles il entretient un commerce inséparable de sa réflexion générale - il les a choisies, disposées, commentées. Du Tintoret à Pollock, de Cranach l'Ancien à Basquiat en passant par Magritte ou Guy Debord, elles composent un territoire imaginaire dont l'originalité ne manquera pas de provoquer ou de séduire.
Ce livre accompagne l'exposition de la fondation Maeght (pour plus d'informations http://www.fondation-maeght.com/index.php/fr/actualites/1-recentes/196-les-aventures-de-la-verite-un-livre-une-exposition-un-dialogue-inedit-propose-par-bernard-henri-levy- )
Il en est le mode d'emploi philosophique et iconographique.
Mais il va au-delà. Et propose le récit, vivant, amical, conceptuel, d'une «aventure» dont les enjeux décident secrètement de nos destins.
Notice de l'éditeur
Maurice Denuzière
Fayard, 540 pages, 29.15€
En mai 1803, Bonaparte vend la grande Louisiane aux États-Unis qui doublent ainsi la surface de leur territoire. D'abord français depuis 1682, puis espagnols depuis 1762, les Louisianais, qui se croyaient redevenus français depuis 1802, apprennent avec retard, étonnement et inquiétude qu'ils ont été achetés par les Américains. Dès lors, de force ou de gré, les habitants de cet immense territoire devront se résigner à une lente intégration par étapes, qui aboutira à l'entrée dans l'Union en 1812. Viendra ensuite l'américanisation, plus difficile à accepter dans le Vieux Sud, particulièrement en Louisiane, terre imbibée de culture européenne et latine. La guerre avec la Grande-Bretagne, l'équivoque prospérité du roi Coton grâce à l'esclavage, la Sécession, le règne des carpetbaggers venus du Nord, puis deux conflits mondiaux seront les paliers de cette assimilation par les Anglo-Saxons.
Maurice Denuzière, chantre de la Louisiane depuis près de quarante ans, conte ici ce lent processus, dans un récit historique sans aucune fiction qui se lit néanmoins comme un roman, tant les personnages de cette aventure, qui se déroule sur deux siècles sont hauts en couleur.
Notice de l'éditeur
Hélène Carrère d'Encausse
Fayard, 442 pages, 26.95€
En 1613, les Romanov ont été portés sur le trône de Russie à l'issue de siècles tragiques où le pouvoir a été transmis ou conquis par le meurtre. De 1613 à 1917, quinze souverains dont trois femmes ont incarné la dynastie. Les Romanov ont gouverné un empire devenu le pays le plus étendu du monde – ce qu'il est encore en 2013. Cette dynastie exceptionnellement brillante, certains empereurs - Pierre le Grand, Catherine II, Alexandre II - comptent parmi les plus hautes figures de l'histoire universelle, a permis à la Russie de devenir une très grande puissance européenne puis mondiale. Pourtant, le sang n'a cessé de couler au pied du trône. De là, trois questions, l'histoire russe a-t-elle créé les conditions de cette violence ininterrompue ? Le destin tragique de cette dynastie était-il écrit dans son passé : invasions, cultures, religions diverses qui se mêlaient sur la terre russe ? Ce rapport inédit du pouvoir légitime et de la violence conduisait-il inéluctablement à la tragédie finale et au système totalitaire dont la capacité de durer et la violence furent non moins exceptionnelles ?
Historienne de la Russie, Hélène Carrère d'Encausse est membre de l'Académie française depuis 1991 où elle a été élue Secrétaire perpétuel en 1999. Elle a reçu le prix Aujourd'hui pour L'Empire éclaté (Flammarion) en 1978, le prix Louise-Weiss en 1987, et le prix Comenius en 1992 pour l'ensemble de son œuvre. Sa biographie de Nicolas II (Fayard 1996) a obtenu le prix des Ambassadeurs en 1997.
Notice de l'éditeur
