Dans les nouveautés de mars, Delcourt publie deux bande dessinées de Séverine Gauthier dont le scénario de L'enfant au coeur de pierre nous avait déjà tant charmés.


Haïda l'immortelle baleine met en scène l'espiègle Tâan qui nous emmenera au coeur des légendes du grand Nord. Il vit avec son peuple sur le dos de Kùn, l'immortelle baleine. Cet océan où flotait seul Corbeau, celui-là même qui ordonna à Kùn de se changer en terre et de grandir jusqu'à pouvoir la diviser. Depuis quelques jours la mer semble changer, une étrange dame scrute le rivage, autant de signes que l'immortelle baleine se meurt... Tâan et sa soeur plongeront dans les profondeurs de leur monde entre peine et allégresse. L'intrigue semble simpe mais est riche d'espoir et de force. Le tout souligné par les couleurs vives de Yann Dégruel pour mordre la poésie du Monde à pleines dents.
Dans L'homme montagne, ce sont les couleurs douces et le trait nostalgique d'Amélie Fléchais qui nous emmènent dans un voyage initiatique et poétique. Un enfant souhaite offrir à son grand-père un dernier voyage mais le vieil homme est écrasé par le poids de ses montagnes. L'enfant partira à la recherche du vent, celui qui fait bouger les montagnes. Celui surtout grâce auquel il découvrira ses racines et se lancera dans la grande aventure de la Vie.
Deux récits forts et touchants dépeints en justesse et en finesse qui raviront enfants et parents dès 8 ans.
A silent voice, Y. Oima, Ki-Oon

Shoya Ishida adore provoquer, repousser ses limites et amuser la galerie aux dépens de ses notes et de sa famille. En bon leader, rien ni personne ne l'inquiète mais, quand Shoko Nishimiya arrive dans sa classe, les règles vont changer. En effet, la jeune fille est sourde, ce qui intrigue mais perturbe l'ensemble des élèves qui progressivement lui tourneront le dos. Dès lors, la brèche est ouverte et Shoya mettra toute son énergie à taquiner, sous les yeux hilares des autres élèves, la jeune fille. De la taquinerie naitra la brimade et le comportement des ces jeunes deviendra odieux face à l'attitude digne de Shoko.
A silent voice est un manga fin et intelligent sur le harcèlement, l'adolescence et le handicap. Sans mélo et sans trop en faire, ce récit vous accompagnera longtemps. Une suite est d'ailleurs déjà prévue... De 12 ans à 112 ans!
Deux tomes sont parus, la série en comportera 7 (tome trois à paraitre mi-mai).
Des bulles, des bulles de bandes dessinées, of course:

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Miss Peregrine et les enfants particulier illustré par C. Jean d'après R. Riggs: adaptée du roman déjà culte, sombre mais passionnant dès 12 ans.
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Les carnets de Cerise t3. Le dernier des cinq trésors chez Soleil : Cerise est de retour et avec ses copines de toujours, elle résout un nouveau mystère, celui d'une jeune femme devenue amnésique. Une belle chasse au trésor dès 10 ans.
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Le Petit Poilu. Le blues du Yéti chez Dupuis: sans texte mais pas sans humour. Le Petit Poilu est le compagnon idéal de tous les apprentis lecteurs dès 4 ans.
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Le château des étoiles. La conquête des étoiles par A. Alice chez Rue de Sevres: un jeune garçon passionné de l'éther magique qui lui a ravi sa mère part avec son père pour travailler auprès d'un aristocrate esseulé. Aussi passionnant que beau, un vrai récit d'aventures de 9 à 109 ans.
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Sorcières, sorcières par J. Chamblain et illustré par L. Thibaudier chez Kennes éditions : on retrouve les deux soeurs sorcières et le balai amoureux. L'histoire est aussi passionnante en bd qu'en roman et les dessins sont à la hauteur, foi de Rat! Dès 8 ans.
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Esteban. Aventures polaires de M. Bonhomme chez Dupuis: une intégrale en noir et blanc pour une aventure sans précédent. A (re)dévorer sans limite dès 10 ans.
"Petit" est un enfant, un bébé né parmi les ogres cannibales. Voilà qui commence mal mais grâce à sa mère qui feint de l'avaler et une tante fantasque il grandit à l'abri de son père et au contact des humains. Aventures, romances et bain de sang, le tout dans un graphisme black and white léché et délicieusement inquiétant. Le tout entre-coupé par les récits des ogres fondateurs de la lignée, scandant et expliquant les comment et les pourquoi des péripéties de notre héros mais aussi de la dégénérescence de sa lignée (dans laquelle on lit aisément le myhthe des dynasties absolues).
Bref, un bel objet, bien pensé et attrayant qui balance entre le récit mythologique, le conte classique et le récit gothique d'aventures. A réserver, comme souvent dans la collection Métamorphose, aux grands ados et aux adultes qui aiment les cauchemars esthétiques.
Hubert et Gatignol, Les Ogres-Dieux. Petit, éd. Soleil.
