En quelques jours à peine, la physionomie de nos tables a bien changé.
Après les coups de cœur de l’été, place aux nouveautés de la fameuse rentrée littéraire et ses 461 romans français et étrangers, et belges bien entendu.


Amélie Nothomb ouvre le bal avec « L’adolescence du perroquet » (Albin Michel). Jean-Philippe Toussaint publie « La Hantise » (Minuit), Thomas Gunzig hantera ses lecteurs avec l’excellent « Spectres » (Au Diable Vauvert), Jérôme Colin les fera vibrer avec le sensible « Je suis né dans la tempête » (Allary). Lize Spit, l’autrice flamande de « Débâcle » livrera un texte puissant et intime sur les liens entre le corps et les épisodes de sa vie dans « Autobiographie de mon corps » (Actes Sud).

Pierre Adrian nous avait déjà séduits par son écriture nostalgique et lumineuse que nous retrouvons dans « Le pays des étés » , merveilleuse immersion dans l’ambiance des vacances familiales en Bretagne (Gallimard).

« Des idées d’incendie » d’Angélique Villeneuve retrace, dans une langue fiévreuse, le destin tourmenté d’une paysanne qui n’a pas les mots mais dont le silence cache une force et une bonté rare (Phébus).

Dans « La peau neuve » de Jean-Pierre Montal, une femme veut se délester de son passé en disséminant, avec soin, sa bibliothèque dans différentes boites à livres. Un road trip drôle et attachant qui vous donne envie de lire encore plus d’autres livres (Séguier).

Deux premiers romans nous ont subjugués par leur écriture d’une force inouïe. « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien raconte l’odyssée d’une migrant haïtien vers le Canada, un parcours semé d’épreuves et d’humiliations et de résilience aussi (Grasset). C’est à la naissance d’un immense talent qu’on assiste avec « Paradisi Gloria » d’Elise Lestrade , roman choral qui, dans une intrigue vertigineuse et passionnante, nous plonge au cœur d’une famille minée par ses démons (Le Cercle Ouvert).
Du côté des romans étrangers, de très très gros coups de cœur également.

Un premier roman américain, « Entre amis » de Hal Ebbott décortique l’amitié forte et en apparence indéfectible entre deux couples d’amis qui se fissure à la suite d’un événement troublant . Où sont les limites de notre loyauté ? Que sommes-nous prêts à croire pour sauver les apparences ? A ces questions, le romancier répond de manière redoutablement intelligente, dans un style d’une grande maturité (Actes Sud).
« La piqure d’abeille » de l’Irlandais Paul Murray est un pavé de 700 pages, passionnant de bout en bout, qui dissèque les névroses contemporaines à travers l’histoire d’une famille qui se délite. C’est ample, maîtrisé, tragique, ironique et complètement addictif (Albin Michel).
« Làzàr » de Nelio Biedermann retrace sur trois générations le destin, et le déclin, d’une famille aristocratique hongroise, de la chute des Habsbourg à l’insurrection de 56. Une saga familiale qui renouvelle le genre par une écriture mordante et un regard contemporain (Belfond).

« Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé » de Michele Ruol est un récit poignant, d’une beauté saisissante, qui, à travers les objets et les pièces de la maison, empreintes du quotidien, aborde le deuil de parents ayant perdu leur deux fils adolescents dans un accident. Par petites touches pudiques ou entre les lignes sont évoqués les souvenirs, surgissent les bouffées de chagrin, mais aussi les moments heureux de la vie de famille. C’est d’une délicatesse infinie (Le Tripode).
Laura Kasischke revient après plus de 10 ans avec « Baignade surveillée », un roman diablement bien construit, sous tension, qui, par l’observation de minuscules détails qui prendront tout leur sens, décrypte une journée au cours de laquelle une petite fille se noiera dans une piscine pourtant surveillée et bondée (Gallimard.
Etrange roman que voici, au charme inexplicable « Le jardin de pierres » de Charlotte Wood suit le parcours d’une femme qui décide de tout quitter pour vivre dans un monastère en plein désert australien, au rythme des tâches simples et répétitives des sœurs. Pourra-t-elle aussi facilement se libérer de son passé ? (Le Seuil)
Elizabeth Strout, avec « Racontez-moi tout », nous éblouit par sa compréhension de l’âme humaine et son talent inouï pour rendre extraordinaire lesvies ordinaires. Ici, Olive Kitteridge et Lucy Barton, incroyables personnages , tout à la fois douces et fortes. Qu’on les aime, ces vieilles dames.

En bref citons encore l’impressionnant et labyrinthique « Les lieux souterrains » du Péruvien Gustavo Faveron Patriau (Bourgois) et le touchant « Ici, maintenant » de Tom Newlands (Métailié), récit sur une enfance pauvre et difficile en Ecosse, d’une vitalité et d’une inventivité incroyable. Saluons aussi la réédition de ce chef d’œuvre d’Alvaro Mutis (Zulma) « La neige de l’amiral », descente onirique sur un vieux rafiot le long du fleuve Xurando dans les Andes, en compagnie de Maqroll le Gabier, rêveur impénitent et lecteur du Prince de Ligne, d’un capitaine alcoolique, d’un mécanicien taiseux et d’un géant slave.
Foncez ! Et bonnes lectures !
Comme chaque année, nous vous conseillons quelques livres de poche pour vos lectures d’été.

Et on commence par rêver d’Italie à travers trois titres
Cœur noir de Silvia Avallone : C'est dans les hauteurs d'un petit bourg de montagne qu'Emilia vient s'installer. De la maison d'en face, le maître d'école l'épie par la fenêtre, bien résolu à défendre son espace de tranquillité et à ne pas tisser des liens avec sa nouvelle voisine. La jeune femme finit pourtant par entrer dans sa vie, sans rien dévoiler d'elle-même. Pourquoi est-elle-là ? Quel est son passé ? Même la liaison amoureuse entre les deux trentenaires ne suffit pas à faire tomber les masques…
Les Malarazza d’Ugo Barbara : Sicile, 1860. Alors que l'Italie est saisie par la fièvre révolutionnaire, Antonio Montalto prend la décision de céder une partie des vignes et des oliveraies qui ont fait la fortune de sa famille contre un voilier. Tous, à commencer par son épouse Rosaria et ses six enfants, le prennent pour un fou. Lui a compris que le siècle s'ouvrait en Amérique. La famille s'installe à New York, où elle parvient à se faire un nom malgré les batailles fratricides qui déchirent le pays…
Un air de famille d’Alessandro Piperno : Cinquante ans, un cap difficile à passer, et particulièrement pour le professeur Sacerdoti, écrivain et universitaire de renom, qui subit, pour avoir cité en cours une phrase misogyne de Flaubert, une accusation d'antiféminisme. Sa désinvolture affichée ne fait qu'aggraver son cas. Honni par des influenceuses et des centaines de followers, rayé du monde universitaire, il choisit de se retirer dans un isolement dédaigneux. Célibataire et sans enfant, la solitude ne lui a jamais fait peur. Mais le hasard vient le débusquer car, de façon inattendue, on lui assigne le rôle de tuteur d'un lointain petit cousin désormais orphelin…
On poursuit notre série de poches pour l’été en vous proposant quelques romans historiques
L’affaire de la rue Transnonain de Jérôme Chantreau. J’ai Lu : La France de 1834 est une poudrière. La monarchie réprime de plus en plus durement les émeutes qui gagnent le pays. À Paris, au milieu de la nuit du 14 avril, l'armée abat les habitants d'un immeuble situé au 12 de la rue Transnonain. Un repaire d'insurgés ? Les victimes sont pourtant des vieillards, des femmes, des enfants...
La morelle noire de Teresa Moure. La Contre allée : Être reine, comme Christine de Suède, et refuser de prêter son corps pour donner un héritier au trône ; ou herboriste et guérisseuse, telle Hélène Jans - une sorcière, diront certains -, et défier l'ordre établi ; ou encore thésarde irrévérencieuse, à l'instar d'Inés Andrade, digne héritière d'une longue lignée matriarcale... Les héroïnes de La Morelle noire s'affranchissent et se soustraient aux assignations en tout genre. Et, ce faisant, elles affirment qu'une autre lecture de l'histoire, trop souvent écrite uniquement par les hommes, est possible.
Mémoires sauvées de l’eau de Nina Léger. Folio : En 1848, on découvre de l'or dans la Feather River, en Californie du Nord. Une ville naît, baptisée Oroville ; la ruée vers l'or commence. En 2020, Thea, géologue venue à Oroville pour travailler en aval du gigantesque barrage désormais construit sur la Feather River, doit fuir devant l'avancée des méga-feux. Alors qu'un monde vacille, la violence de son histoire resurgit. Entourée de femmes aimées - une écrivaine de science-fiction, une descendante d'un peuple autochtone, une ingénieure coréenne -, Thea tente de remonter le fil des dévastations issues de la ruée vers l'or.
L’imposture de Zadie Smith. Folio : Dans l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle, Eliza Touchet n'a que faire des qu'en-dira-t-on. Employée de maison chez son cousin, un romancier sur le déclin dont elle est aussi la maîtresse et la relectrice bienveillante, elle est farouchement indépendante et politisée. Fervente abolitionniste, elle s'enthousiasme pour un intrigant procès : Sir Roger, grand héritier de l'empire Tichborne, disparu en mer des années auparavant, a brusquement refait surface et réclame son dû…
La vie meilleure d’Etienne Kern. Folio : Singulier destin que celui d'Émile Coué, obscur pharmacien français devenu célébrité mondiale au début du XXe siècle. Aujourd'hui, son nom nous fait sourire, tout comme son invention : la méthode Coué. La vie meilleure retrace l'histoire de ce précurseur du développement personnel. Un homme qui pensait sincèrement avoir découvert les clés de la santé et du bonheur, et qui crut changer le monde grâce au pouvoir des mots et de l'imagination.
Des romans décalés, étonnants, singuliers ou drôles pour votre été ? Voici nos conseils et nos coups de cœur !
A quatre pattes de Miranda July. Folio : Avec un humour échevelé et une audace détonante, Miranda July raconte l'histoire d'une femme qui, à l'aube de la cinquantaine, se risque à réinventer sa vie familiale, personnelle et sexuelle.
Scarborough de Luc Dagognet. Satellites : Scarborough, c'est l'histoire d'un professeur d'anglais dont la vie prend une étrange tournure depuis qu'il a entendu un enregistrement musical ensorcelé. Non, pardon. En fait, c'est l'histoire d'une mélodie entêtante, qui obsède le narrateur depuis vingt ans. Mais à ce compte-là, on pourrait aussi dire que c'est l'histoire d'un élève inquiétant qui se promène dans sa classe et du meurtre barbare d'un chanteur connu. Non. Retenez juste que Scarborough, c'est avant tout une ville d'Angleterre où il faut aller faire un tour pour éclaircir toute cette affaire.
Les bouchères de Sophie Demange. L’Iconoclaste : Rouen, quartier Jouvenet. Impossible de rater la devanture rose bonbon de la nouvelle boucherie, tenue par trois femmes aux ongles pailletés qui découpent les escalopes en souriant. Elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. Lorsque plusieurs hommes du quartier s'évaporent sans laisser de traces, la panique gagne les habitants. La police enquête et les rumeurs enflent... Les bouchères seraient-elles plus dangereuses qu'elles en ont l'air ?
Seul l’océan pour me sauver de Santha Hunt. Pocket : Rêve, folie ou réalité ? Une jeune femme a perdu son père, désire un homme trop vieux pour elle, et pense qu'elle est une sirène. Un roman onirique qui mêle passion et liberté. Dans une Amérique à l'abandon, Samantha Hunt réinvente le mythe de la sirène. Un premier roman salé et organique, entre espoir et illusion, raison et folie. On n'oublie jamais ni son premier amour, ni ce roman.
Chiennes de garde de Dahlia De La Cerda. Points : Une jeune héritière d'un empire narco fait construire une tombe digne d'un palace à sa meilleure amie assassinée ; une migrante tuée revient à la vie, résolue à se venger de ses agresseurs ; une sorcière invoque le seigneur des Ténèbres pour se débarrasser de sa voisine et de ses chiens qui défèquent dans son jardin... Qu'elles soient femmes au foyer, influenceuses, trafiquantes, riches ou pauvres, les héroïnes des nouvelles de Chiennes de garde sont déterminées à résoudre leurs problèmes par elles-mêmes.
Que serait l’été sans un peu de suspense ? Nos bras sont chargés de recommandations en polars !
Il est long le chemin de retour d’Attica Locke. Liana Levi.
Le dieu des bois de Liz Moore. J’ai Lu.
Toutes les nuances de la nuit de Chris Whitaker. Pocket.
Les lendemains qui chantent d’Arnaldur Indridason. Points.
Les saules de Mathilde Beaussault. Points.
Sous les eaux d’Avalon de Michael Connelly. Le Livre de Poche.
Ocean State de Stewart O’Nan. Points.
L’été sous le soleil, oui ! mais avec un peu de poésie, c’est encore plus beau, plus doux !
La pommeraie de Peter Heller. Babel : Traductrice de poésie chinoise, Hayley a abandonné sa carrière pour élever seule sa jeune fille, Frith, dans une cabane au pied des montagnes du Vermont, où toutes deux survivent grâce à leur pommeraie et au sirop d'érable qu'elles produisent. Loin de connaître les raisons qui ont poussé sa mère à se réfugier ici, Frith s'imagine reine de ce paradis sauvage. Jusqu'au jour où Rose, une artiste locale, frappe à leur porte et bouleverse leur vie…
Les petites musiques de Roland Buti. Folio : Adolescente libre et indocile, Jana court les pâturages, s'allonge dans les fourmilières et voudrait vivre dans la forêt. Mais dans la petite cité industrielle de Sainte-Croix en Suisse, où elle vit avec son demi-frère, Ivo, et ses parents, son attitude heurte les bonnes moeurs. À rebours des événements de Mai 68 qui agitent l'autre côté de la frontière, Jana est placée dans une maison de redressement pour jeunes filles. Témoin de ce qui arrive à sa soeur, Ivo fera tout pour la retrouver.
Choix de poèmes de Pia Tafdrup. Editions Nous : Une exploration poétique de l'envol en général et du destin, à travers des thèmes tels que les racines, l'enfance, les voyages, les découvertes, les joies et les erreurs.
Tombée des nues de Violaine Bérot. Le Livre de poche : Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux. Ils ont repris une ferme à la lisière d'un village un peu perdu. Une nuit de tempête de neige, Marion est soudainement prise de douleurs foudroyantes. Seule dans sa salle de bains, elle donne naissance à une petite fille non prévue. Par un jeu de voix croisées et un double parcours de narration, Violaine Bérot nous raconte l'histoire d'une déroutante maternité.
On profite de l’été pour lire ou relire quelques classiques connus ou méconnus.
Eté d’Edith Wharton. POL : La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat d'un village de Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, passant son temps à s'occuper de la bibliothèque municipale. Un jour, elle aperçoit un jeune architecte de passage dans la région. Très vite, elle s'éprend de lui. Naît une relation intense qui la conduit à s'interroger sur ses origines et la pression de son tuteur.
Le llano en flammes de Juan Rulfo. Folio : Recueil de dix-sept courtes nouvelles inspirées de la vie de Juan Rulfo (1918-1986) où l'auteur retranscrit l'horreur de la guerre civile, notamment de celle de 1925, appelée la guerre des cristeros.
Les frères Holt de Marcia Davenport. Folio : New York, milieu du XXe siècle. Issus de la bonne bourgeoisie new-yorkaise, les frères Holt, Seymour et Randall, ont été retrouvés morts dans leur maison, aux abords de Manhattan : un manoir en ruine, encombré du sol au plafond de toutes sortes d'objets et de détritus sous lesquels gisaient leurs corps. Stupéfaite par un tel capharnaüm, la police réussit à se frayer un chemin jusqu'à eux et se met alors en quête d'une réponse : comment ces deux hommes - riches, talentueux et promis à un grand avenir - ont-ils pu connaître pareille déchéance ?
La souris bleue de Kate Atkinson. Satellites : Récemment divorcé et père d'une petite fille, le détective privé Jackson Brodie enquête à Cambridge sur trois affaires criminelles non-élucidées. À première vue, rien ne les relie entre elles - les drames se sont produits à des époques et dans des milieux sociaux différents. Mais à mesure que Jackson remue le passé, ses découvertes sonnent comme un avertissement : le danger se cache souvent plus près qu'on ne le croit.
On parcourt la planète pour lire d’excellentes histoires.
Une histoire d’Ours d’Eowyn Ivey. Totem Gallmeister : Birdie élève seule sa fille de deux ans, Emaleen, en Alaska. Un jour où la fi llette se perd dans les bois, elle est secourue par Arthur, un homme taciturne qui vit en ermite dans une cabane et que la plupart des gens évitent. En dépit des avertissements, Birdie décide de s'installer avec sa fi lle chez Arthur. Mais peu à peu, Arthur adopte un comportement étrange : il disparaît sans prévenir, ne revient parfois pas avant plusieurs jours. Birdie comprend alors qu'un sombre secret régit sa vie, un secret qui fait écho à la nature sauvage de l'Alaska, aussi dangereuse que magnifique.
Tant que fleuriront les citronniers de Zoulfa Katouh. 10/18 :Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle, quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne. Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-soeur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l'hôpital. Mais elle est tiraillée entre l'envie de se rendre utile, et celle de mettre Layla à l'abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d'espoir va tout remettre en cause.
La lumière vacillante de Nino Haratischwili. Folio : Nene, Ira, Dina et Keto grandissent ensemble à Tbilissi, en Géorgie, à la fin des années 1980. Elles font chacune l'expérience de l'amour, de l'espoir, de la déception, entre autres, tout en étant bouleversées par les événements historiques contre lesquels elles ne peuvent rien.
Des vacances, des voyages… pour le meilleur et pour le pire…
Dans la maison d’été de Karine Reysset. Pocket : Barbara, la cinquantaine, se rend une dernière fois au Pouliguen, avant que la maison de sa grand-mère soit mise en vente. Des souvenirs, des lettres et tout un passé ressuscitent, retraçant sur quarante ans l'histoire de sa famille, les Reiss, dans cette résidence secondaire à la mer, avec ses moments de bonheur et de joie mais aussi ses malheurs.
Nord sentinelle de Jérôme Ferrari. Babel : Pour une banale histoire de bouteille introduite illicitement dans son restaurant, le jeune Alexandre Romani poignarde Alban Genevey au milieu d'une foule de touristes massés sur un port corse. Alban, étudiant dont les parents possèdent une résidence secondaire sur l'île, connaît son agresseur depuis l'enfance. Dès lors, le narrateur, intimement lié aux Romani, remonte la ligne de vie des protagonistes et dessine les contours d'une dynastie de la bêtise et de la médiocrité.
Saint Jacques de Bénédicte Belpois. Folio : À la mort de sa mère, Paloma hérite d'une maison abandonnée, chargée de secrets au pied des montagnes cévenoles. Tout d'abord décidée à s'en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s'installer dans la vieille demeure et de la restaurer. La rencontre de Jacques, un entrepreneur de la région, son attachement naissant pour lui, réveillent chez cette femme qui n'attendait pourtant plus rien de l'existence bien des fragilités et des espoirs
Catherine Diament et Clémence Thioly
Editeur : L'Observatoire Réserver ou commander
En janvier 1910, de fortes pluies s'abattent sur Paris et sa région, provoquant une crue inédite de la Seine. Les autorités de la ville ne prennent pas immédiatement conscience de la dangerosité de la situation. Pourtant, très vite, l'eau s'infiltre partout, envahit les quais, dévalent les rues, piégeant les habitants, paralysant la circulation et bouleversant le quotidien de milliers de parisiens. Parmi ceux-ci cinq femmes vont devoir lutter pour traverser cette épreuve : Madeleine, fille d'une famille bourgeoise, passionnée de météorologie qui s'inquiète vite de la situation mais que personne ne prend au sérieux, tente d'alerter les Parisiens. Suzanne, victime d'un mari violent, souhaite fuir la ville avec ses enfants. Jeanne, occupant une misérable chambre de bonne, rêve d'un destin de comédienne mais est contrainte de se prostituer pour survivre. Constance, journaliste engagée, mène la lutte pour les droits des femmes, n'hésitant pas à manifester sa colère face aux décideurs politiques. Adèle, actrice anglaise en tournée à Paris, profite de son séjour pour tenter de retrouver son père dont elle ignore tout. Cinq femmes dont le destin sera profondément marqué par le chaos de ce qui restera dans l'Histoire comme "La crue du siècle".
Jean-Christophe Rufin
Traduit du français par
Editeur : Calmann-Levy Réserver ou commander
Voici déjà le septième tome des aventures d'Aurel Timescu, consul de France et enquêteur hors pair, toujours prêt à se mêler des affaires mystérieuses. Envoyé en Afrique du Sud, auprès du consul de France à Pretoria, Aurel découvre que sa véritable affectation est l'île de Sainte-Hélène. Ce minuscule territoire anglais perdu dans l'Atlantique Sud comporte quelques enclaves sous administration française dont la célèbre demeure de Longwood où Napoléon fut détenu prisonnier de 1815 jusqu'à sa mort en 1821. Le consul français, Hubert Bouize, qui y est en poste depuis 30 ans a soudainement disparu ! Il est pourtant très difficile de quitter Sainte-Hélène, seul un avion par semaine desservant l'île. Aidé d'un éminent spécialiste de Napoléon à la retraite et d'une jeune étudiante préparant une thèse sur Sainte-Hélène, Aurel va découvrir que l'ambiance sur l'île est électrique et que les fanatiques de l'Empereur menaient la vie dure au consul. Humour, intrigues, grande et petite histoire, tous les ingrédients d'un roman truculent !
