En 1987, Tania, adolescente, assiste impuissante au combat des ouvriers du chantier naval de La Ciotat menacé de fermeture. Son père, Marius, fait partie des irréductibles décidés à mener la lutte jusqu’au bout. Pour ce petit-fils d’immigrés italiens, le chantier naval c’est comme un deuxième foyer. Son père y travaillait, il y a fait toute sa carrière et rêvait de voir son fils Sacha suivre ses traces. Mais Sacha ne voulait pas de cette vie et a fui à Marseille, rompant les liens avec sa famille. Pour Marius, Sacha est un traitre, comme le fût à l’époque son oncle Arturo. En entendant ce nom prononcé avec mépris, Tania comprend que sa famille se déchire autour d’un secret, de non-dits, de rancœurs anciennes. Elle décide d’interroger son oncle Georges, lui aussi tenu à l’écart du cercle familial. Georges lui raconte alors l’histoire de ses racines depuis ses arrière-grands-parents partis d’Italie pour atterrir dans un quartier populaire de Marseille. Des années 1910 aux années 1990, ce roman foisonnant retrace la vie tumultueuse des familles Ricci et Nella, faite d’amour, de deuils, de joies et de peines. Une fois encore les éditions Le Bruit du Monde nous enchante avec ce premier roman de Sophie Boutière-Damahi.
La part des vivants
Sophie Boutière-Damahi
Traduit du français par
Editeur : Le bruit du monde Réserver ou commander
