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       Frédéric Worms est professeur de philosophie à Lille et à Paris (ENS). Il est spécialiste de Bergson. Et il signe un des ouvrages les plus stimulants de ces derniers mois :  Revivre (ed. Flammarion). Pourquoi stimulant ? Car au lieu de nous servir un nouveau discours sur le bien-être, il nous propose un art de vivre ; non pas celui qui va nous faire porter bien ; mais mieux.

       Revivre c'est renaître, mais c'est aussi voir resurgir « un passé qui ne passe pas ».

       C'est à partir de cette double expérience que Frédéric Worms pense et nous invite à penser.

       « un art de vivre, c'est-à-dire de revivre, qui pourrait bien être le seul possible aujourd'hui. »

 

consentement

Marc Crépon
Cerf, collection Passages, 274 p., 34

 

« Cet essai est remarquable à plusieurs titres. Son point de départ semble évident, mais il est peu mis en lumière, encore moins approfondi. On constate pourtant aisément une faille majeure dans notre rapport au monde. D'un côté, cette conviction unanime : la solidarité humaine ne souffre aucune exception - toute atrocité, toute douleur, toute offense, où qu'elles soient, exigent soin et secours. De l'autre côté, sans exception aussi, chacun introduit des lignes de partage dans cette universalité affichée, admettant que ce qui se passe ailleurs, au loin, chez les autres, n'ait pas la même gravité qu'ici, chez nous... De cette incohérence à la fois grave et banale, comment peut-on sortir ? Telle est la question que Marc Crépon s'emploie à creuser, en refusant le pacifisme à tous crins, qui n'est qu'un leurre dangereux, tout comme la résignation désabusée qui se borne à légitimer le consentement au meurtre. Les quatre pistes qu'il propose sont des contre-feux plutôt que de vraies issues de secours. Ce sont la révolte sans oeillères, telle qu'Albert Camus la met en lumière, la bonté 'folle' dont parle Vassili Grossman, la critique acerbe qu'incarne Karl Kraus, la honte de ce que l'humain fait à son semblable, telle que l'expriment Kenzaburô Ôé ou Gunther Anders. » écrit Roger Pol-Droit dans le monde du 23 février 2012.

gramsciAntonio Gramsci
La Fabrique, 272 p.
17€

Gramsci en France : une série de contresens. Non, Gramsci n’est pas le « classique » qu’ont instrumentalisé les héritiers italiens et français du marxisme de caserne. Il n’est pas non plus, sur le bord opposé, une pure icône du postmodernisme, limité au rôle de père des subaltern et autres cultural studies. On ne peut pas le réduire aux concepts « gramsciens » toujours cités, toujours les mêmes – hégémonie, intellectuel organique, bloc historique, etc. Il faut dire que Gramsci, si prestigieux qu’il soit, reste difficile à classer, et pas si facile à comprendre : les Cahiers de prison ne sont pas un livre, ce sont des notes rédigées dans les pires conditions, et il est remarquable que cet ensemble qui s’étale sur plus de cinq ans ait tant de cohérence dans sa circularité.

Dans le choix et la présentation des textes, ce livre a pour but de faire comprendre l’actualité de Gramsci, son importance dans la réflexion stratégique, dans la compréhension des crises du capitalisme, dans l’adaptation du marxisme à la crise du mouvement ouvrier et aux luttes anticoloniales, antiracistes, féministes et écologiques.
On y trouvera les raisons qui font aujourd’hui de l’œuvre de Gramsci un outil révolutionnaire essentiel, de l’Argentine à l’Allemagne en passant par l’Inde et l’Angleterre. Pour la France, il était grand temps." (4° de couverture)

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