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 Actessud

La rivière  est un formidable roman d'aventure au coeur des grands espaces du Nord canadien. Wynn et Jack, deux amis, font une descente en canoë dans le nord du Canada lorsqu'un terrible incendie embrasse la forêt environnante. Leur paisible aventure dans les magnifiques paysages de la région se transforme en course contre la montre. Ce n'est que le début de leurs déconvenues... Peter Heller réussit à mêler suspense et poésie, ode à la nature et hommage à des hommes courageux.

Egidius Arimond, professeur de latin écarté de l'enseignement par les nazis en raison de son épilepsie, se consacre dorénavant à ses abeilles. Certaines nuits, cependant, Egidius brave le danger pour faire passer des juifs en Belgique, sous prétexte de s'occuper de ses ruches qui se trouvent à la frontière... Les abeilles d'hiver est l'histoire d'un héros ordinaire qui, à sa mesure, se bat contre la fureur dévastatrice de l'histoire

Peter Heller est  traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy et Norbert Scheuer de l'allemand par Marie-Claude Auger.

Nicole Krauss, trad. de l'anglais par Paule Guivarch
L'Olivier, 272 p., 22€50

etreunhommeTraversant les lieux (Les États-Unis, la Suisse, Israël, le Japon), le dernier ouvrage de Nicole Krauss, un recueil composé de dix nouvelles, se penche sur la manière dont nous sommes reliés aux autres, à notre solitude, à la famille et à l’Histoire.
« Endormie dans l’appartement de mon père. Je rêve qu’il y a quelqu’un à la porte. C’est lui, il a trois ans, quatre peut-être. Il pleure, j’ignore pourquoi, je sais seulement qu’il est horriblement déçu. J’essaie de le distraire en lui montrant un album rempli de magnifiques illustrations aux couleurs bien plus vives que dans la réalité. Il y jette un regard mais continue de pleurer. Dans ses yeux, je vois que tout est déjà décidé. Alors je le soulève et le promène sur ma hanche. Ce n’est pas facile mais c’est ainsi, parce qu’il est complètement bouleversé, ce minuscule père-enfant. » Comment vivons-nous avec le poids des souvenirs, même ceux qui ne nous appartiennent pas ? Comment fait-on pour s’opposer au passé, à son poids, à l’héritage ? Comment doit-on vivre ? Comment peut-on vivre ? Quelle est cette personne qu’on pensait connaître ? Pourquoi l’inconnu, l’inédit nous rappelle, malgré tout, quelque chose ? Un sentiment diffus, un mystère, une histoire ?
Dans « Je dors mais mon coeur veille », il y a cette femme qui voit s’installer dans l’ancien appartement de son père récemment disparu, un inconnu. Malgré l’incertitude, elle ne le chassera pas. Dans « En Suisse », la narratrice se rappelle son amitié avec une jeune fille aux désirs de fuite et d’interdit. Il faudra des années pour qu’elle ressente le bouleversement qu’un tel évènement a fait éclater en elle.
La naissance et la mort, la joie et le deuil, l’amour, les ruptures, chacun de ces thèmes animent ces nouvelles et Nicole Krauss leur donne une énergie, une grâce, une intériorité sans cesse renouvelées. C’est troublant de beauté et magistralement habité. Il faut voir comment l’autrice de Forêt obscure travaille l’ouverture et la conclusion de ses dix histoires. C’est un recueil de nouvelles mais c’est aussi, grâce à sa construction et son intelligence, un grand roman. Un livre d’âme. Partout, dans les mots et les silences. Quelque chose s’élève, hante et terrasse de la plus belle manière qui soit.
Comme dans « Voir Ershadi » ou une danseuse de ballet vit une véritable épiphanie après avoir regardé le film Le goût de la cerise où joue un acteur iranien, Ershadi. Le visage de ce comédien la poursuivra longtemps et la narratrice ne s’en remettra jamais, comme on ne se remet jamais d’un véritable amour….
Lire Nicole Krauss, c’est être convaincu que quelque chose s’est passé. Une vision, une profondeur, une réflexion. Il y a dans ses pages une exactitude, un accent, qui, après les avoir lues, ne laissent pas le lecteur tout à fait pareil à lui-même.

Clara Arnaud
Actes Sud, 380 pages, 21€80

verticaledufleuvesLa verticale du fleuve nous entraîne au cœur d'un chantier titanesque : la construction d'un barrage hydroélectrique en Amérique latine. Avec talent, Clara Arnaud nous fait vivre, sur cinq années, l'édification de cet imposant mur de béton qui vient bouleverser la vie des habitants de la région mais aussi son écosystème. A travers une galerie de personnages aux parcours bien différents, nous découvrons le quotidien du maître d'œuvre, mais aussi celui des centaines d'ouvriers qui travaillent dans des conditions difficiles, risquant parfois leur vie, nous entendons la voix des opposants à ce projet hors norme, des paysans attachés à leurs terres vouées à disparaître, des scientifiques craignant l'impact sur la nature. Le chantier débute en 2013, avec bien du retard. L'assassinat d'une militante de la cause des Indiens Lenchua et activiste écologiste, Suyapa, avait entraîné l'arrêt du projet, mais, un an après le drame et alors que le procès des meurtriers présumés débute dans un climat tendu, un nouveau directeur des travaux arrive sur le site et les pelleteuses se mettent inexorablement en route. Dévastées par la mort de leur mère, les trois filles de Suyapa et leur grand-mère, assistent impuissante au procès des tueurs, bien conscientes que ceux-ci ne sont que des hommes de main et que les vrais commanditaires resteront impunis. Toutes trois envisagent l'avenir très différemment et s'opposent quant aux suites à donner au combat de leur mère. Ghuilherm Pessoa, quant à lui, débute son premier chantier en tant que directeur et devra composer avec les différents corps de métier, les politiciens locaux, les représentants de la Banque Mondiale qui finance le projet, les détracteurs du projet mais aussi la météo parfois capricieuse. Un roman choral parfaitement construit où la protection de l'environnement et des traditions rencontre douloureusement les espoirs de progrès et de profits.

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