Rue Saint-Lambert, 116 - 1200 Woluwé Saint Lambert - info@alivreouvert.be - Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h - Adulte : +32.(0)2.762.98.76 - Jeunesse : +32.(0)2.762.66.69

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A côté des grosses machines de guerre ( Ludlum avec Objectif Bourne, Cussler avec Corsaire ou Clancy avec Mort ou vif) et d'auteurs qui bénéficient d'une notoriéte désormais bien assise ( Camilleri, qui nous plonge dans une grande entreprise italienne ; Mankell, qui mêle son intrigue à la situation géopolitique ou l'islandais Indridason qui nous offre avec Betty un roman noir, cette fois-ci sans ces personnages de commissaire), quelques auteurs de qualité méritent qu'on découvre leurs oeuvres.

Les éditions Actes Sud continuent leur travail de dénicheurs de nouveaux talents. Louise Penny , auteur canadienne dont c'est le deuxième opus, situe ses intrigues dans un charmant village québecois, peuplé de personnages délicieux à l'humour et l'excentricité très british. Des dialogues savoureux et une trame bien tordue rendent la lecture de Sous la glace très rafraichissante !

riennesopposealanuitDelphine de Vigan
Lattès, 437 pages,  21.30 €

Delphine de Vigan nous parle de sa mère qui s'est suicidée, et de sa famille maternelle, famille flamboyante, joyeuse, mais qui a subi son lot de drames et qui compte de multiples zones d'ombre et de silence. Dieu sait qu'en s'attachant à un tel sujet, en révélant certains secrets, l'auteur s'exposait au risque du grand déballage et aurait pu placer le lecteur en position de voyeur. Et c'est là toute la force et la beauté de ce texte : Delphine de Vigan adopte la juste distance pour aborder ce qui la touche de si près. Sans complaisance dans la révélation de l'histoire familiale, sans sensiblerie mais avec beaucoup d'empathie, avec la volonté de comprendre, elle déroule son récit sur le fil, toujours au plus près de l'émotion.

jeudepisteMarcel Theroux. Trad. de l'anglais
Plon, 240 pages, 23.70 €

Damien March est Américain mais vit à Londres depuis l'enfance. Il travaille de nuit pour la BBC et s'ennuie profondément dans son travail et dans sa vie privée. Un beau matin il reçoit un message laconique de son père : ton oncle Patrick est mort. Cela fait plus de 20 ans que Damien n'a plus vu cet oncle d'Amérique. Pourtant, en quelques minutes les souvenirs d'enfance remontent à la surface. Tous les étés, les March retournaient sur la côte Est et louaient une maison à deux pas de chez Patrick. Aux yeux de Damien, enfant puis adolescent, Patrick incarne l'opposé de son père. Ecrivain à succès, drôle, imaginatif, Patrick est aussi parfois pris de colères noires. Brouillé avec toute sa famille, Patrick vivait seul dans une maison qu'il a transformé en véritable caverne d'Ali Baba, accumulant les objets aussi insolites qu'inutiles. A sa grande surprise, Damien est l'unique héritier de cette demeure située sur l'île d'Iona.

sophiedemijollaSophie de Mijolla-Mellor
P.U.F, 2011, 28 €
Psychanalyste membre du IVe Groupe, Sophie de Mijolla-Mellor est professeur à l’Université Paris-Diderot, directrice de l’École doctorale «Recherches en psychanalyse». Elle est présidente de l’Association internationale d’histoire de la psychanalyse, dirige la revue Topique et elle est également l’auteur de nombreux ouvrages notamment sur la sublimation mais aussi sur la cruauté et la paranoïa.

Présentation de l'éditeur : «Pourquoi donne-t-on la mort? Qu’il soit le fait d’un individu ou d’un groupe, l’homicide apparaît paradoxalement aux yeux du témoin «civilisé» comme un acte inimaginable, alors que la pulsion de tuer est aussi fondamentalement inscrite dans la nature humaine que la pulsion sexuelle elle-même. Face à ces actes innommables, la société ne sait que multiplier les termes propres à les rejeter: «collective», «folie individuelle», autant de manières de répéter à l’infini la question sans se donner les moyens de répondre sur ce qui s’est effectivement passé et qui peut refaire surface à tout moment, en tous lieux et à toute époque.

harpamn-2Jacqueline Harpman
Mardaga, 144p., 24 euro

Note de l'éditeur : Les parcours littéraire et psychanalytique de Jacqueline Harpman ont suivi des voies parallèles, qu’elle a bien décrites dans divers interviews et dans les articles ouvrages qui lui ont été consacrés.

Découvrant la psychanalyse dès sa pré-adolescence à travers les écrits de Freud (probablement Totem et Tabou), découvrant très tôt la littérature française des xviiie et xixe siècles à travers le roman dit psychologique, Jacqueline Harpman mènera de front l’écriture romanesque (à partir de la fin des années cinquante) et l’activité clinique et thérapeutique (à partir du milieu de la fin des années soixante).

Son expérience clinique n’a apparemment jamais contaminé son œuvre littéraire. En revanche elle a toujours parfaitement su qu’un auteur laissait transparaître son propre inconscient et sa propre histoire dans tout ce qu’il écrivait.

On trouvera rassemblé pour la première fois dans ce volume un ensemble de textes, dont plus de la moitié sont inédits, autour de la problématique de la création  littéraire et de la genèse des œuvres, préoccupation majeure dans la pensée de Jacqueline Harpman.

systemevictoriaEric Reinhart
Stock, 522 pages, 25.25 €

David est maître d'oeuvre sur le chantier de la plus haute tour de France. Victoria est directrice des ressources humaines d'une multinationale basée à Londres. Ils se rencontrent et vont vivre une passion amoureuse qu'on sait dès le début destructrice. Il s'agit pour l'un et pour l'autre d'adultère, d'une liaison fortement érotique mais aussi épistolaire : Victoria tient un journal intime dont elle envoie des extraits à David par mail sous l'intitulé "compte-rendu de réunion". Elle est une figure de l'ultralibéralisme : elle gagne énormément d'argent, passe sa vie entre deux avions, prend l'Eurostar pour passer une heure de temps avec David dans un hôtel parisien. Elle n'a aucun scrupule à tromper totalement les syndicats de la multinationale en disant blanc un jour et noir le lendemain, laissant aisément de côté les conséquences humaines des décisions prises d'en haut. David, lui, est plutôt un idéaliste de gauche, rongé par les remords. Fasciné, irrémédiablement attiré, David succombe à son désir et aux fantasmes les plus fous de Victoria, mais jamais l'âme en paix.  Roman d'aujourd'hui, Le système Victoria est subtilement construit, de retours en arrière en bonds en avant. Puissant roman d'amour, résolument érotique, il est aussi éminemment politique, Eric Reinhardt y défendant, au final, la position du faible.

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